Publié le 1er juillet 2026 sur https://actu.fr/ile-de-france/aubergenville_78029/ligne-nouvelle-paris-normandie-vu-des-yvelines-le-probleme-de-fond-na-pas-change_64481490.html
Malgré une volonté affichée d’être plus transparent avec les élus des Yvelines, le projet normand de ligne à grande vitesse ne convainc toujours pas Cécile Zammit-Popescu.
Au lendemain d’une rencontre entre le préfet délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine Serge Castel, les élus et les partenaires concernés par le projet de ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN), le 29 juin 2026 à Aubergenville (Yvelines), la présidente de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) Cécile Zammit-Popescu salue des avancées mais campe sur ses positions.
« L’approche choisie, en introduisant le sujet d’une LNPN indispensable pour bien faire circuler les Transiliens de notre territoire sur des sillons aujourd’hui saturés, est intéressante, explique-t-elle. Néanmoins le problème de fond n’a pas changé. »
Une tournée en Normandie et en Île-de-France
Lors de cette rencontre « plus large » que précédemment, le président du Département Pierre Bédier, les responsables des différentes chambres de commerce et d’agriculture mais aussi les représentants de la communauté de communes des Portes de l’Île-de-France et ceux de la communauté d’agglomération Saint Germain Boucles de Seine étaient également présents.
« C’était la première séquence d’une tournée que nous menons jusqu’au 3 juillet 2026, précise Gaëlle Le Roux, directrice du projet LNPN chez SNCF Réseau. Quatre rencontres sont prévues en Normandie et trois en Île-de-France, celle des Yvelines, à Cergy (Val-d’Oise) et à Paris concernant la proche banlieue. »
La directrice de projet doit aussi rencontrer individuellement les maires des Yvelines, « notamment ceux nouvellement élus », à la rentrée afin de détailler les impacts potentiels du passage de la future ligne sur leurs territoires.
« Le but est aussi de montrer que le projet concerne tout le monde et que les enjeux des deux régions ne sont pas séparés. » Gaëlle Le Roux, directrice du projet LNPN chez SNCF Réseau
De nouvelles options de tracés
À Aubergenville, durant le dialogue territorial, un élément de la nouvelle méthode de concertation instaurée en janvier 2026 après des mois de brouille entre les partisans normands de la LNPN et ses opposants franciliens, plusieurs solutions de tracés ont été présentées. « Certaines étaient nouvelles », indique Cécile Zammit-Popescu.
« Aujourd’hui, une partie des propositions de tracés longent les voies existantes plutôt l’itinéraire près de l’A13 privilégié jusqu’à maintenant. »Cécile Zammit-Popescu, présidente de Grand Paris Seine et Oise
Entendue sur ce dernier point, la présidente de GPSEO maintient ses autres demandes : le plus grand nombre de tunnels possible, une garantie que les trains de la LNPN s’arrêteront dans le Mantois et un itinéraire pour le fret contournant Paris.
« Le fret fait partie des études menées en ce moment, assure Gaëlle Le Roux. Nous travaillons pour proposer les variantes de tracés les plus pertinentes ayant un moindre impact et respectant les temps de parcours. Néanmoins toutes les solutions auront leurs avantages et leurs inconvénients. »
Des décisions prises en fin d’année
Cette phase d’analyse et de concertation doit s’achever à la fin de l’automne 2026. « Nous sommes focalisés sur le comité de pilotage (Copil) qui aura lieu aux alentours du mois de novembre, fait-elle savoir. Le but est de livrer à ses membres nos propositions pour qu’ils puissent en tirer des conclusions. »
Il y a néanmoins peu de chances que les solutions proposées à cette occasion parviennent à convaincre l’une des participantes du Copil. « Le tracé doit être acté afin de lever le gel sur des portions de notre territoire, prévient Cécile Zammit-Popescu. Mais, nous ne le validerons jamais quel qu’il soit car on ne nous a toujours pas démontré l’intérêt que nous pourrions avoir dans cette ligne. »


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